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Dans Genèse 49:13, juste avant sa mort, Jacob prononce sur Zabulon une bénédiction brève mais très précise : « Zabulon habitera sur la côte des mers ; il sera sur la côte des navires, et sa limite s’étendra du côté de Sidon. »Cette parole prophétique se distingue par son caractère presque exclusivement géographique et économique. Le nom Zabulon signifie « habitation » ou « demeure » (de l’hébreu zabal : habiter). Jacob décrit une tribu installée dans une position stratégique : au contact de la mer, liée aux navires, au commerce maritime, et proche de Sidon, l’une des grandes cités phéniciennes de l’Antiquité, centre majeur d’échanges internationaux.Historiquement, lors du partage de la terre de Canaan (Josué 19:10-16), la tribu de Zabulon n’a pas reçu de littoral direct sur la Méditerranée. Son territoire se situait dans la basse Galilée, une région fertile traversée par d’importantes routes caravanières reliant la côte phénicienne à l’intérieur des terres. Elle était voisine des tribus d’Aser (qui touchait effectivement la mer) et de Nephthali. Malgré l’absence de ports propres, Zabulon a profité pleinement du commerce maritime grâce à sa position de carrefour. La bénédiction de Moïse en Deutéronome 33:18-19 confirme cette vocation : « Réjouis-toi, Zabulon, dans tes courses, et toi, Issacar, dans tes tentes. Ils appelleront les peuples sur la montagne ; là, ils offriront des sacrifices de justice… ils puiseront des richesses abondantes de la mer… » La prophétie s’est donc réalisée de manière proche, mais symbolique : une prospérité liée à l’ouverture sur le monde extérieur, aux échanges avec les nations païennes, sans que la tribu ne soit littéralement « sur la côte ».Aujourd’hui, cette bénédiction prend une résonance particulièrement forte dans une lecture spirituelle et contemporaine. La mer, dans la symbolique biblique, représente souvent les nations, les peuples païens, le monde agité hors d’Israël (Ésaïe 17:12-13 ; Apocalypse 17:15). Zabulon « habite sur la côte des mers » et devient un « havre pour les navires » : cela évoque une position d’interface, de pont entre le peuple de Dieu et le reste du monde. Être placé « sur la côte » signifie être en contact permanent avec les flux humains, culturels et spirituels qui traversent la planète.Dans notre époque globalisée, interconnectée et en perpétuel mouvement, cette bénédiction parle directement à plusieurs réalités :
  • Elle invite à une ouverture missionnaire : les croyants sont appelés à être des « havres » accueillants, des points d’entrée où les « navires » – c’est-à-dire les personnes perdues, les cultures différentes, les nations – peuvent trouver refuge, écoute et rencontre avec Dieu.
  • Elle valorise la prospérité par l’échange juste : la richesse de Zabulon vient de la mer, c’est-à-dire des relations extérieures. Cela s’applique aux entrepreneurs, aux voyageurs, aux influenceurs, aux professionnels en contact international qui, par leur intégrité et leur générosité, font circuler des « richesses » spirituelles et matérielles.
  • Elle rappelle la demeure stable au milieu de l’instabilité : le nom « Zabulon » (habitation) contraste avec l’image mouvante de la mer. Même dans un monde de crises, de migrations et de changements rapides, Dieu offre une identité fixe, un ancrage sûr en Lui, tout en permettant de rester connecté au large.
  • Elle trouve son accomplissement ultime dans le ministère de Jésus : Matthieu 4:13-16 cite la Galilée de Zabulon et Nephthali (Ésaïe 9:1-2) pour annoncer que la lumière du Messie brille d’abord dans ces territoires « périphériques », ouverts aux nations. Le ministère commence précisément en terre zabulonite, signe que la bénédiction de Zabulon culmine dans l’Évangile porté aux extrémités de la terre.
En résumé, la bénédiction sur Zabulon n’est pas la plus spectaculaire des douze, mais elle est l’une des plus pratiques et des plus actuelles. Elle parle de ceux que Dieu place stratégiquement en position frontalière, au contact du monde, pour y attirer la bénédiction divine et y diffuser Sa présence. Elle pose à chacun la question :
Où m’a-t-Il placé comme « côte maritime » ?
Suis-je un havre sûr pour les « navires » qui passent près de moi ?
Est-ce que je vis ma « demeure » en Lui tout en m’ouvrant généreusement au monde qui m’entoure ?
Dans un monde qui ressemble de plus en plus à une mer agitée, la bénédiction de Zabulon reste une invitation puissante à être à la fois ancré et ouvert, stable et missionnaire.
 
Tendre Père céleste,
Aide-moi à marcher non selon mes propres désirs, mais selon Ta volonté, sous la conduite fidèle du Saint-Esprit.
Partout où je me trouverai, aide-moi à me considérer comme un ambassadeur de Ton Royaume.
Que, par mon comportement, mes paroles et mes attitudes, le monde autour de moi découvre et comprenne que Christ Jésus est réellement vivant.
Au nom puissant de Jésus-Christ, je T’ai ainsi prié.
Amen !
 
Que Dieu nous bénisse !
 
Axel Kibau Fefe